20ème anniversaire de la chute du communisme : ne pas oublier
Ces jours-ci la presse européenne commémore avec beaucoup d’émotion la chute du mur de Berlin et la fin de la douloureuse coupure qui a défiguré notre continent durant près de cinquante ans. Ces commémorations nous rappellent le chemin parcouru : qui en ces jours de novembre 1989 aurait pu imaginer que 20 ans plus tard, nos 27 pays se retrouveraient ensemble au sein de l’Union européenne et partageraient un destin commun.
Ces jours-ci la presse européenne commémore avec beaucoup d’émotion la chute du mur de Berlin et la fin de la douloureuse coupure qui a défiguré notre continent durant près de cinquante ans. Ces commémorations nous rappellent le chemin parcouru : qui en ces jours de novembre 1989 aurait pu imaginer que 20 ans plus tard, nos 27 pays se retrouveraient ensemble au sein de l’Union européenne et partageraient un destin commun.
Mais ces commémorations ne doivent pas nous faire oublier les douleurs des victimes de l’oppression. C’est pourquoi je vous recommande une modeste mais poignante exposition sur les victimes du camp de Béléné (île sur le Danube).
Cette exposition, inaugurée hier et d’accès libre, se tient actuellement à la galerie nationale des arts (place Batenberg dans l’ancien Palais royal). Elle retrace les souffrances endurées par les milliers de déportés des « goulags bulgares » durant les terribles années de leur fonctionnement (44-59 pour celui de Béléné mais d’autres, en particulier celui de Lovetch, sont restés en activité jusqu’au début des années 80). On peut y lire la longue liste de tous ceux qui ont été assassinés à Béléné mais y voir aussi les modestes objets (cuillères, chaussures de bois, tenues de bagnards) qui témoignent de ce passé refoulé et pourtant encore si proche dans le temps.
A l’inauguration hier j’ai pu croiser plusieurs de ces rescapés ; modestement mis, discrets et toujours joyeux et heureux de vivre, certains ont vécu jusqu’à 18 ans d’enfer. Que de vies brisées, de courage ignoré et d’abnégation dans la douleur !
Une exposition à ne pas rater.
20-та годишнина от падането на комунизма: не на забравата
Тези дни европейската преса чества с голяма емоция падането на Берлинската стена и края на едно болезнено разделяне, което обезобрази континента ни в продължение на 50 години. Тези чествания ни напомнят за изминатия път: кой през тези ноемврийски дни на 1989 би могъл да си помисли, че 20 години по-късно, нашите 27 страни ще се съберат заедно в Европейския съюз и ще делят една обща съдба.
Но тези чествания не трябва да ни карат да забравяме болката на жертвите на репресиите. Затова ви препоръчвам една скромна но силно въздействаща изложба за жертвите на лагера в Белене (дунавски остров).
Тази изложба, която бе открита вчера и чийто вход е свободен, се провежда в Националната художествено галерия (Площад Батенберг, в бившия царски дворец). Тя представя изтърпените мъки на хилядите задържани в „българските гулази” през ужасните години, когато са действали (1944-1959 за този в Белене, но други, като например този в Ловеч, са били отворени до началото на 80-те години). Може да се прочете дългия списък на всички онези, които са били избити в Белене, както и да се видят скромни предмети от бита (лъжици, дървени обувки, каторжнически облекла), които свидетелстват за това скътано дълбоко в душите, но все още толкова близко минало.
На откриването вчера успях да се срещна с някои от оцелелите лагеристи; скромни, дискретни хора, весели, с нестихваща жажда за живот, някои от тях са прекарали 18 години в този ад. Колко много прекършени живота, непризната смелост и отрицание в тази мъка!
Изложба, която трябва задължително да се види.

Bonjour,
Je voudrais vous signaler à ce sujet un blog remarquable
http://bulgaria1989.wordpress.com/
(en bulgare)
Господин Посланик,
на фона на този пост, считам че дължите обяснение на българските граждани за сделката с РФИ.
По всичко изглежда ние загубихме последната независима медия в София - единствената качествена радиостация в Софийския ефир. Как е възможно една честота дадена на Франция да се отзове в ръцете на мафиоти/ДС служители?!
Непростимо!
Victis honos !
Bonjour,
Cette exposition doit être très instructive et émouvante. Il serait utile d’y organiser des visites collectives de responsables administratifs, politiques, ainsi que de journalistes et d’intellectuels de « l’Ouest », qui se gargarisent encore avec la « concurrence mémorielle » et le « chantage historique » des nouveaux pays membres de l’Union, quand il est question de l’histoire déchirée de l’Europe entre 1945 et 1989.
Le Parlement européen, sous la pression des parlementaires de « l’Est », a fait des pas vers la reconnaissance de la nature tragique des crimes communistes, qui sont souvent passés par pertes et profits à « l’Ouest », et tout particulièrement en France où l’enracinement et l’emprise intellectuelle des structures et de l’idéologie communiste sur le débat publique et l’historiographie ont été, et sont encore, particulièrement forts.
Mon grand-père est passé par Belene, raflé au hasard, tout simplement parce qu’il était avocat et qu’à une époque toute personne éduquée était perçue comme une menace par la paranoïa sinistre des communistes bulgares et de leurs mentors soviétiques. Il en est revenu plus mort que vif. Mon arrière-grand-père n’a pas eu cette « chance », il a expiré dans les geôles de la toute nouvelle « sécurité d’Etat »…Qu’on le veuille ou non, l’histoire personnelle imprègne forcément notre perception de l’histoire collective, voir notre vision du monde et de ses tumultes.
Verra-t-on réconciliées les deux sensibilités mémorielles entre « Est et Ouest » pour continuer de construire une Union toujours plus fraternelle, plus forte et plus sage face aux leçons de l’Histoire ? Aux générations futures d’apporter la réponse.
Ivo