Je reviens sur le dossier Borilski qui comme vous le savez est attentivement suivi par les autorités françaises. L’actualité récente sur ce dossier était bulgare avec l’annulation, espérée et bienvenue, par la Cour Suprême de Cassation bulgare de la décision d’acquittement des assassins présumés de Martin Borilski rendu par le Tribunal de Véliko Tarnovo fin 2008. Elle est maintenant française avec la décision du 12 juin de la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris de renvoyer les deux prévenus devant la Cour d’Assises. La Cour d’appel de Paris a ainsi confirmé les termes de l’ordonnance de mise en accusation et de renvoi rendue par la juge d’instruction Corinne Goetzmann. Un procès d’Assises aura donc lieu à Paris à une date encore à définir, sans doute d’ici la fin de l’année. Le principe en est acquis.
La semaine dernière je vous avais présenté quelques clés pour suivre les élections bulgares. Les élections européennes se sont tenues dimanche 7 juin. Quels enseignements en tirer ?
- Premier enseignement, la participation a été relativement faible, de 37,5 pour cent des inscrits. C’est toutefois nettement mieux que pour les Européennes de 2007 (28%) mais sans doute moins que ce à quoi on peut s’attendre pour les élections générales du 5 juillet. Comme prévu une participation faible a plutôt fait le jeu des deux partis les mieux implantés et mobilisés, c’est à dire le parti socialiste et le mouvement des droits et des libertés (parti de la minorité turque). En revanche, le résultat enregistré par le maire de Sofia quoique arrivé en tête (24,5 % et 5 sièges au PE) est plutôt dans la fourchette basse espérée par lui. Read more…
… - quatrième trait : l’existence d’un important sentiment anti-élites que les sondages révèlent. Les Bulgares accordent peu de confiance à leurs dirigeants et leurs autorités politiques et institutionnelles (18% seulement des Bulgares font par exemple confiance à leur justice). Le maire de Sofia a su canaliser dans sa campagne ce sentiment. Les notions d’élite ou de compétences jouent donc aujourd’hui plutôt en défaveur de ceux qui les avancent.
A contrario, la force de Boïko Borissov et de son parti est de ne pas être actuellement représentée au Parlement et de mettre en avant des femmes et des hommes perçus comme neufs. M. Borissov lui-même met en avant un statut d’homme libre des forces politiques traditionnelles. Il joue incontestablement de son profil d’ancien pompier et policier, d’homme de terrain, de sportif. Il a construit le récit de son parcours professionnel et politique hors normes comme celui d’un homme d’action à la liberté de parole intacte. Read more…
La séquence électorale qui s’ouvre en Bulgarie est particulièrement importante puisqu’en 4 semaines, les électeurs vont être appelés à élire leurs représentants au parlement européen (le 7 juin), puis leurs 240 députés à l’Assemblée nationale (le 5 juillet).
Après vous avoir parlé des modalités du scrutin proportionnel et des principaux partis en lice, je me propose de vous donner quelques clés livrées en vrac pour suivre la double séquence électorale à venir :
- première clé : tout d’abord, les européennes apparaissent en fait comme un premier tour des législatives, un sondage en grandeur réelle des élections générales du 7 juillet. On peut le regretter du point de vue du débat européen en général mais c’est ainsi. Les enjeux de dimanche seront donc en Bulgarie avant tout nationaux.
C’est ainsi que le parti des fidèles de Siméon joue dimanche une première manche très serrée. Sa chute dans l’opinion en 2005 s’est confirmée en 2007 et les sondages cet hiver ne lui laissaient guère d’espoir. En choisissant Mme Meglena Kouneva comme tête de liste aux européennes, Siméon de Saxe-Cobourg abat une carte intéressante: il met en avant une figure très connue et estimée dans le pays. Le pari est de déplacer les quelques dizaines de milliers de voix nécessaires pour franchir le seuil de 5,88 % et obtenir au moins un député européen. S’il réussit, et cela est possible, un effet d’entraînement pourra jouer pour franchir aux législatives la barre plus modeste aux législatives de 4 % et disposer d’une représentation au Parlement. En revanche, en cas d’échec, l’avenir politique de ce parti sera compromis. Read more…
Ambassadeur de France en Bulgarie depuis juin 2007, je suis marié et père de 3 enfants. Ancien élève de l’ENA, l’essentiel de mon parcours s’est fait, à Bruxelles et Paris, autour des questions européennes. J’ai notamment travaillé aux côtés du Président Giscard d’Estaing au sein de la Convention européenne qui a établi le projet de traité Constitutionnel.
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Посланик на Франция в България от юни 2007 година, женен съм и съм баща на три деца.
Бивш възпитаник на Националната школа за висша администрация (ENA), основната част от досегашната ми дейност бе в Брюксел и Париж, в областта на европейските въпроси. Работил съм заедно с Президента Жискар Д,Естен в рамките на Европейския конвент, който създаде конституционния проект.
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